Jésus Le veut.
Un lépreux s’étant approché de Jésus se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur. » Jésus étendit la main, le toucha et dit : « Je le veux, sois pur. » Matthieu 8:2-3
Aussitôt, il fut purifié de sa lèpre.
On appelle lépreux quelqu’un atteint de la lèpre, cette maladie infectieuse chronique affectant particulièrement la peau. Dans la Bible, les personnes atteintes de la lèpre étaient souvent mises à l’écart de la société, par crainte de la transmission de la maladie, mais aussi parce que la loi de Moïse obligeait les lépreux à s’exclure de toute vie communautaire.
« Le lépreux atteint de la plaie portera ses vêtements déchirés et les cheveux en désordre ; il se couvrira la barbe et criera : Impur ! Impur ! […] Il habitera seul ; sa demeure sera hors du camp. »
Lévitique 13:45-46
Ils devaient habiter à l’extérieur du camp, puis hors des villes. Un lépreux n’était donc pas seulement un malade ; c’était quelqu’un considéré comme mort alors qu’il était vivant, privé de sa famille, de ses amis et de ses moyens de subsistance. Les lépreux étaient souvent contraints de mendier pour survivre.
La lèpre était également associée à l’impureté et au péché. La maladie était perçue comme révélatrice de l’état spirituel de la personne atteinte. On se souvient de Myriam, la sœur de Moïse, frappée de lèpre par Dieu, ainsi qu’Aaron, après avoir critiqué Moïse au sujet de son mariage et de son autorité.
Nombres 12:1-10
On comprend donc que ce lépreux s’est approché de Jésus en se sachant méritant, selon lui, de cette maladie, se croyant coupable de ce dont il souffrait. Il adresse une requête empreinte de réserve, non par manque de foi, mais parce qu’en tant qu’homme rejeté par la société, il pensait peut-être en lui-même que Jésus pouvait ne pas vouloir le guérir. Il ne se croyait pas digne d’être secouru : une attitude typique de quelqu’un qui souffre du rejet. Et était loin d’imaginer la réponse que Jésus allait lui donner :
« Oui, je le veux : sois pur ! »
Pour beaucoup, la souffrance semble être une condamnation :
« Tu mérites cette douleur. Tu ne mérites rien de mieux. »
C’est précisément ce que l’ennemi veut faire croire. Il nous pousse à penser que personne ne voudrait nous tendre la main. Pour toi, cette maladie est peut-être méritée ; elle serait la conséquence de tes péchés. Tu ne mériterais rien de mieux que de souffrir ainsi. C’est ce que le diable veut te faire croire. Il cherche à te persuader que personne ne devrait ni ne voudrait te tendre la main. Pourtant, la réponse de Jésus demeure la même pour nous tous :
oui, il veut nous guérir.
« Ce sont nos souffrances qu’il a portées »
Le lépreux savait que Jésus pouvait le guérir ; ce dont il doutait, c’était de savoir si Jésus voulait réellement le faire. Pourtant, Christ est précisément venu pour cela.
Le prophète Ésaïe avait déjà annoncé cette œuvre :
« Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée ; il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards […] Méprisé et abandonné des hommes […] ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé. »
Ésaïe 53:2-4
Nous retrouvons dans cette description tout ce que le lépreux vivait : le rejet, l’humiliation, l’exclusion. Jésus est venu prendre notre place. Il a porté le châtiment qui aujourd’hui nous donne la paix.
« Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. »
Ésaïe 53:5
Donc, cher lépreux : oui, il le veut. Il est venu pour cela.
Cette rencontre eut lieu avant la mort de Jésus, et le lépreux n’était pas un scribe connaissant les Écritures ; ses interrogations concernant la volonté de Jésus peuvent donc être comprises. Il ne possédait pas encore pleinement la révélation de la vérité. Mais toi et moi, qui connaissons cette vérité et qui avons le Saint-Esprit pour nous y conduire, nous avons le devoir de marcher dans cette vérité.
Marcher dans la vérité
Sur le chemin de Capernaüm, Jésus rencontra un centenier romain. Celui-ci adressa au Seigneur une requête concernant son serviteur paralysé et souffrant beaucoup.
Matthieu 8:5-6
Pause…Et si on parlait de L’intercession?
Cette partie du récit ne peut que nous interpeller. le centenier ne vient pas pour lui même, il ne vient pas pour son maître mais pour son serviteur, il ne s’est pas fait délégué mais il est venu intercéder pour son serviteur qui souffre beaucoup, il est venu chercher sa guérison. Comment le serviteur atteint de paralysie allait il pouvoir se déplacer pour soi même?
Aujourd’hui encore, beaucoup sont spirituellement paralysés : certains n’ont plus la force de prier, d’autres traversent des saisons difficiles, et d’autres ne connaissent pas encore la vérité.
Marcher dans la vérité, c’est aussi cela : se tenir à la brèche pour un proche.
« Je cherche parmi eux un homme qui élève un mur, qui se tienne à la brèche devant moi en faveur du pays. » Ézéchiel 22:30
dit la parole, Intercéder, c’est plaider en faveur de quelqu’un sans intérêt personnel, simplement par miséricorde. Ne sachant q’une chose, « cette personne souffre beaucoup, elle est atteint de la paralysie.»
La paralysie et la souffrance
Pourquoi le texte mentionne-t-il à la fois la paralysie et la souffrance ? La paralysie n’est-elle pas déjà une souffrance ? Pourquoi les présenter comme deux réalités distinctes ?
Nous ne pouvons répondre avec certitude à cette question, mais nous pouvons supposer que la paralysie évoque ici une forme d’immobilité profonde. Le serviteur ne pouvait probablement plus accomplir ce pour quoi il était appelé serviteur.
Je n’ai pas pu m’empêcher de me poser cette question : combien d’entre nous sont aujourd’hui paralysés par le diable ? Nos membres fonctionnent peut-être parfaitement, mais nous ne faisons pas ce à quoi Dieu nous a appelés.
Autour de nous se trouvent des personnes captives, blessées, souffrantes physiquement ou intérieurement. Si nous ne nous tenons pas à la brèche, ce ne sera certainement pas par manque de sujets d’intercession.
« La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. »
Matthieu 9:37
Faisons partie de ce peu d’ouvriers.
Cette foi parfaite
Le centenier adressa sa demande à Jésus, qui lui répondit : « J’irai, et je le guérirai. »
Matthieu 8:7 Mais le centurion avait compris quelque chose que beaucoup ne comprennent pas, on va tout de suite le remarquer dans sa réponse. « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. »
Matthieu 8:8
Mais centenier, la paralysie n’est pas quelqu’un, la souffrance non plus. Pourquoi parles tu de hiéarchie là? Son expérience militaire lui avait appris la puissance de l’autorité. Un ordre donné avec autorité ne pouvait qu’être exécuté. Il avait compris que le monde spirituel comme le monde physique étaient soumis à Christ. Jésus lui-même fut dans l’étonnement devant une telle foi. « Je vous le dis en vérité, même en Israël je n’ai pas trouvé une aussi grande foi. » dit-il. Matthieu 8:10
Avons-nous cette même foi aujourd’hui ?
Christ agit encore aujourd’hui au travers de ceux qui croient en lui. « Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. » Hébreux 11:1 Parfois on a cette ferme assurance mais on ne tient pas compte de la deuxième partie du verset, la démonstration. Le centurion n’a pas seulement parlé de foi : il l’a démontrée. Il savait qu’un seul mot de Jésus suffisait. Et Jésus lui répondit :« Qu’il te soit fait selon ta foi. » Matthieu 8:13
Comme Jésus aime souvent le rappeler : « Ta foi t’a guéri. » Il souligne ainsi que sans la foi, rien ne peut se produire ; mais avec une foi même petite, nous pouvons dire à cette montagne de se jeter dans la mer.
La même autorité
Jésus a également confié son autorité à ceux qui croient en son nom : « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; […] ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris. » Marc 16:17-18
Nous avons reçu cette autorité. Marchons donc dans cette vérité. Christ est venu se charger de nos souffrances. Il a été frappé pour nos péchés, et par ses meurtrissures nous sommes guéris.
Je prie que nous sachions au plus profond de notre être que la volonté du Seigneur est que nous soyons guéris, restaurés et sauvés.
Même si tout le monde nous abandonne, lui demeure fidèle. « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Matthieu 28:20
Il a pris notre place afin de nous donner la vie en abondance, la paix et la guérison.
« Moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. » Jean 10:10
Je prie que nous ayons cette même foi qu’avait ce centenier, lui qui avait compris, avant même la croix, que toute autorité appartient à Jésus. « Afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre. » Philippiens 2:10
Je prie que nous entrions pleinement dans notre rôle d’intercesseurs, de veilleurs et de réparateurs des brèches. « Ceux des tiens rebâtiront sur d’anciennes ruines […] on t’appellera réparateur des brèches. » Ésaïe 58:12
Que toute maladie disparaisse au nom de Jésus-Christ.
Que toute chaîne soit brisée.
Et que toute oppression prenne fin.
Je te déclare guéri(e), restauré(e) et libre au nom puissant de Jésus-Christ. Amen.
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