Éphésiens 2:10
« Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. »
Appelés, mais façonnés avant d’être envoyés
Alors que nous grandissons dans notre marche avec le Seigneur, il nous arrive de nous poser cette question fondamentale : pourquoi existons-nous et comment devons-nous vivre la vie que Dieu a destinée pour nous ?
Comment marcher alignés avec Sa volonté et entrer pleinement dans les bonnes œuvres qu’Il a préparées d’avance ?
Cette réponse n’est ni simple ni immédiate. Elle ne se trouve pas en quelques jours de prière seulement, mais se révèle dans le secret, dans le temps d’intimité avec Dieu.
C’est dans cette communion personnelle que Dieu éclaire progressivement notre appel et affine notre compréhension.
Souvent, nous pensons que l’appel de Dieu se limite à devenir pasteur, prophète, évangéliste ou à exercer un ministère visible dans l’Église. Pourtant, Dieu appelle une diversité de personnes et cherche aussi des porteurs de Sa lumière en dehors des murs de l’Église : dans la société, la famille, le travail, les nations. Là où Dieu place un cœur soumis, Il y a un appel.
L’appel n’est pas d’abord un poste, un titre ou une activité.
L’appel est une invitation de Dieu à marcher avec Lui dans la connaissance de Christ, dans l’obéïssance, et à accomplir Son dessein, selon l’identité qu’Il a déposée en nous.
Avant de te demander ce que tu feras, Dieu s’intéresse à qui tu deviens.
L’appel commence par une relation avant d’être une mission.
Dieu appelle une personne, le façonne puis Il lui confie une œuvre. C’est pourquoi beaucoup exercent une activité, mais peu marchent réellement dans leur appel.
L’appel : une invitation qui engage tout l’être
L’appel de Dieu n’est pas une simple proposition extérieure. C’est une convocation divine qui touche le cœur, transforme l’identité et oriente toute une vie. Dieu appelle beaucoup, mais tous ne répondent pas avec la même disposition.
Jésus le dit clairement :
« Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. »
(Matthieu 22:14)
Ce verset ne révèle pas un manque de grâce de la part de Dieu, mais un manque de disposition du cœur. L’appel est large, la voix de Dieu retentit pour plusieurs, mais l’élection se manifeste chez ceux qui acceptent le processus qui accompagne l’appel.
Être appelé, c’est entendre Dieu.
Être élu, c’est accepter de Le suivre jusqu’au bout.
Une vie de renoncement pour suivre Dieu
L’appel ne se limite pas à ce que nous faisons ; il commence par ce que nous devenons. Dieu appelle des cœurs disponibles, prêts à être façonnés, purifiés et alignés. C’est pourquoi l’appel véritable conduit toujours au renoncement : renoncer à ses propres voies, à sa compréhension limitée et à la recherche de reconnaissance, pour embrasser pleinement la volonté de Dieu.
Jésus, l’exemple suprême
Jésus a renoncé à Sa gloire pour accomplir Son appel :
« Lui qui était en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais Il s’est dépouillé Lui-même… »
(Philippiens 2:6-8)
Son appel était de donner Sa vie pour réconcilier l’humanité avec le Père.
Moïse, l’appel au prix du renoncement
Moïse a renoncé à son statut royal :
« C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon. »
(Hébreux 11:24-25)
Il a quitté le palais pour devenir le libérateur d’Israël.
Très souvent, l’appel se manifeste par un désir profond dans le cœur, un fardeau spirituel que d’autres ne comprennent pas, mais que Dieu Lui-même dépose pour orienter notre destinée.
Le brisement : l’atelier secret de Dieu
Beaucoup veulent la promesse sans le processus, la couronne sans la croix, la visibilité sans le secret. Pourtant, Dieu forme Ses élus dans l’ombre, là où personne n’applaudit.
Lorsque Moïse quitte le palais, il entre dans le désert. Lui qui avait reçu l’éducation du royaume devient berger des troupeaux de son beau-père :
« Moïse faisait paître le troupeau de Jéthro… »
(Exode 3:1)
Dans ce désert, Dieu façonne son caractère, développe en lui la patience, la responsabilité et le cœur de berger , un entraînement divin pour conduire un peuple entier.
Ce que tu fais aujourd’hui, même si cela te paraît petit, insignifiant ou non valorisé, Dieu peut l’utiliser pour te propulser dans ton appel.
Le brisement n’est pas la fin de l’appel, mais une étape puissante où Dieu travaille notre caractère, notre dépendance et notre fidélité. Le désert nous rappelle que nous devons compter uniquement sur Dieu.
C’est dans le silence, l’obéissance et la fidélité quotidienne que l’appel se transforme en élection.
Marcher dans son appel
Marcher dans son appel, c’est accepter le processus de Dieu : être appelé, être façonné dans le secret, comme l’argile entre les mains du potier, puis être envoyé en Son temps. Ce chemin demande patience, soumission et confiance, car le potier ne travaille jamais dans la précipitation. Chaque pression, chaque silence et chaque attente servent à donner la forme juste, afin que le vase puisse contenir et porter ce que Dieu a préparé. (Jérémie 18:1-6)
C’est apprendre à rester fidèle dans le secret, à obéir même sans visibilité, et à laisser Dieu former le caractère avant de confier la responsabilité.
En définitive, l’appel de Dieu est un chemin de foi, de dépendance et de transformation. Il ne se révèle pas dans la précipitation, mais dans l’obéissance quotidienne ; il ne s’accomplit pas dans la recherche de reconnaissance, mais dans la fidélité au secret.
Si Dieu t’a appelé, Il prendra aussi le temps de te façonner, car ce qu’Il prépare à travers toi passe d’abord par ce qu’Il construit en toi.
Ne méprise ni les saisons cachées ni les temps de brisement : ils sont les ateliers silencieux où Dieu forme des cœurs capables de porter Sa gloire. Marche avec assurance, car Celui qui appelle est fidèle, et Il accomplira pleinement ce qu’Il a commencé en toi. (1 Thessaloniciens 5:24)
Soyez tous bénis et encouragés dans ce processus divin que Dieu nous a appelés par sa gloire et sa vertu.
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